Les pas se rapprochaient en descendant. Pepe Rey s’avança, et des mains qui s’agitaient dans le vide heurtèrent les siennes... Ces quatre mains s’unirent aussitôt dans une étroite étreinte.
XVII.
LUEUR DANS L’OBSCURITÉ.
La galerie était longue et large. A l’une de ses extrémités était la porte de la chambre qu’habitait l’ingénieur, au milieu celle de la salle à manger et à l’autre extrémité l’escalier, puis une autre grande porte fermée, à laquelle une marche servait de seuil. Cette porte était celle de la chapelle consacrée par les Polentinos aux saints qu’ils vénéraient plus particulièrement. On y célébrait quelquefois le saint sacrifice de la messe.
Rosario conduisit son cousin jusqu’à la porte de la chapelle et se laissa tomber sur la marche.
—Ici?...—murmura Pepe Rey.
Aux mouvements de sa main droite, il comprit qu’elle faisait le signe de la croix.
—Ma chère cousine! Rosario!... mille fois merci de t’être montrée à moi! s’écria-t-il en la pressant avec ardeur entre ses bras.
Il sentit sur ses lèvres brûlantes les doigts glacés de la jeune fille qui lui imposait silence. Il les baisa avec frénésie.
—Tu es glacée... Rosario... Pourquoi trembles-tu ainsi?
Les dents de la pauvre enfant claquaient et tout son corps était ébranlé par de fébriles convulsions. Rey sentit sur sa joue le visage brûlant de sa cousine...