Ah! c'est que le désert est vide des cités;
C'est qu'en voguant au large, au gré des solitudes,
On y respire un air vierge des multitudes!
C'est que l'esprit y plane indépendant du lieu;
C'est que l'homme est plus homme et Dieu même plus Dieu.
Comme Mahomet retiré sur le mont Hira, le poète a l'impression que le désert lui parle et lui enseigne la religion essentielle.
Ainsi dans son silence et dans sa solitude,
Le désert me parlait mieux que la multitude.
Et de la solitude du désert, il passe, comme fit le prophète, à la «solitude» de Dieu:
O désert! ô grand vide où l'écho vient du ciel!