»—Monsieur le duc, mon médecin me défend de veiller le soir et exige que je sois toujours couché à dix heures.
»—Soit!
»—Monsieur le duc, j'ai quelques amis que je reçois une fois par semaine, et une fois par semaine aussi j'ai l'habitude d'aller au spectacle; j'espère que vous voudrez bien me donner ces deux soirées.
»—Mon cher, reprit froidement le duc de B..., ma maison ne saurait vous convenir, cherchez-en une autre, et si par hasard vous trouviez une seconde place comme celle-là, dites-le-moi, j'y mettrai mon fils.»
Lord Henry Seymour racontait qu'il avait trouvé une fois un valet de chambre qui lui plaisait beaucoup. Au moment de l'arrêter, le valet s'inclina et dit: «Je ne peux entrer au service de Votre Seigneurie.
»—Pourquoi donc? fit lord Henry, fort intrigué.
»Votre Seigneurie a le pied trop petit, je ne pourrais jamais entrer dans ses bottes».
Leurs investigations vont au delà de la chaussure, au delà même de la garde-robe et de l'office. Le caractère, la nature morale de leurs maîtres et de leurs maîtresses est scrutée et analysée par eux, non sans perspicacité, en ce qui se rapporte à leurs intérêts immédiats. Voici un document précieux, trouvé providentiellement dans un livre de cuisine:
«La femme de chambre du premier nous a dit hier: «Retenez bien ceci: Toute maîtresse grasse est pleurnicheuse et collante; toute maîtresse maigre est agacée et agaçante; toute maîtresse petite est volontaire et hautaine; toute maîtresse grande et mince est orgueilleuse et défiante.»
Nous laissons la responsabilité de ce morceau de physio-psychologie à M. Alfred Baude, qui l'a mis au jour. Mais nous nous associons volontiers aux réflexions suivantes: