— Très bien, heureux d’avoir pu vous être utile.
Albéric ne parla plus que de son départ. Mme Delaroute lui recommanda de ne rien oublier.
— Ils sont très élégants chez votre oncle ; surtout emportez vos beaux habits.
— A la rigueur, je m’en commanderai chez son tailleur.
— Grand fou ! Avez-vous averti Sylvaine ?
— L’avertir ? Mais ce serait enlever toute la beauté de l’aventure. J’apparais subitement à ses yeux comme un étranger de distinction. Je parie qu’elle crie de joie.
— Ce n’est pas dans sa manière.
— Et moi, je vous dis que si. Voulez-vous venir avec moi, madame Delaroute, je vous enlève.
— C’est André qui n’entendrait pas cette proposition-là. Quand partez-vous ? puisque vraiment vous êtes sérieux.
— Ce soir. J’ai déjà déposé ma malle chez un camarade. Je tiens à éviter Rolande ; je la connais, elle n’a pas de rancune, j’aime autant ne pas recevoir ses excuses. Suis-je sérieux ?