— Marchez un peu, Berthe, je vous en prie, vous allez vous refroidir.
— Obéissez, Madame, dit Vincent ; n'imitez pas Mme de Fontanieu ; venez, nous allons descendre l'allée.
Mme d'Épone eut un mouvement imperceptible, mais ne dit rien. On continuait à parler des Legay :
— Laquelle est la plus laide, des deux petites? demanda Mme Le Barrage.
Vincent marchait lentement à côté de Mme de Rollo. Si on les voyait, personne ne pouvait les entendre :
— Je suis heureux de marcher à côté de vous, dit-il enfin doucement.
— Je vous remercie, mais je vous assure que je n'ai plus chaud et que je pourrais m'asseoir.
— Du tout, ce serait horriblement imprudent ; pourquoi jouez-vous avec tant d'emportement? Il vous faut donc toujours la victoire?
— Oui, en effet, j'aime cela.
— Vous croyez alors qu'il n'y a pas de plaisir à s'avouer vaincu.