Sive operum vacuo, longum conviva per imbrem

Vicinus, benè erat, non piscibus urbe petitis,

Sed pullo atque hsedo, tum [33] pensilis uva secundas

Et nux ornabat mensas, cum duplice ficu.

Note 33:[ (retour) ] Le dessert se trouve précisément désigné et distingué par l'adverbe tum et par les mots secundas mensas.

C'est encore ainsi qu'hier ou demain trois paires d'amis se seront régalés du gigot à l'eau et du rognon de Pontoise, arrosés d'orléans et de médoc bien limpides; et qu'ayant fini la soirée dans une causerie pleine d'abandon et de charmes, ils auront totalement oublié qu'il existe des mets plus fins et des cuisiniers plus savants.

Au contraire, quelque recherchée que soit la bonne chère, quelque somptueux que soient les accessoires, il n'y a pas plaisir de table si le vin est mauvais, les convives ramassés sans choix, les physionomies tristes et le repas consommé avec précipitation.

Esquisse.

AIS dira peut-être le lecteur impatienté, comment donc doit être fait, en l'an de grâce 1825, un repas pour réunir toutes les conditions qui procurent au suprême degré le plaisir de la table?