Page 181, ligne 19: Ramena la reine à Paris.

«La reine, dit madame de Motteville, partit de Saint-Germain pour revenir à Paris la veille de la Toussaint.»

CHAPITRE XIII.

Page 184, ligne 28: Au premier jour de l'an mil sept cent quarante-neuf.

Il faut corriger le second vers de cette petite pièce, et changer les mots de mil sept cent soixante-neuf en ceux de mil sept cent quarante-neuf, faute qui se trouve dans les œuvres de Marigny et dans le Recueil des plus belles Pièces des Poëtes français, chez de Sercy. Cela est démontré par le recueil de Sercy, où cette pièce a été imprimée pour la première fois, en 1653. On voit par là combien une seule faute d'impression peut jeter de confusion dans les recherches historiques, combien il est essentiel de toujours recourir aux éditions originales, et de se défier des réimpressions. Le mot franchise signifiait liberté à cette époque. Il y en a des exemples sans nombre.

Page 190, ligne 5: Le lendemain du jour qui suivit le départ de cette lettre.

L'attaque de Charenton eut lieu le 8 février. Le départ de Bussy de Saint-Denis eut lieu le 6 et non pas le 10, comme on a mis par faute d'impression dans les Mémoires de Bussy. Comme la lettre qu'il adressa à madame de Sévigné est antérieure d'un jour à ce départ, elle doit porter la date du 5 février, au lieu du 15. Ni le P. d'Avrigny, dans son ouvrage sur le règne de Louis XIV, ni aucun des éditeurs des lettres de madame de Sévigné, ne se sont aperçus de cette contradiction; tous ont reproduit les erreurs de chiffres que l'imprimeur ou les copistes ont introduites dans les Mémoires de Bussy.

Page 191, ligne 4: La lettre suivante pour madame de Sévigné.

Je rectifie encore ici les dates des lettres de Bussy, que les éditeurs de ses Mémoires et, par suite, ceux des Lettres de madame de Sévigné, ont altérées. En effet, au lieu des 25 et 26 mars pour ces deux lettres, il faut 5 et 6 mars. Nous savons, par les Mémoires de Monglat, t. L, p. 159, et d'Omer Talon, t. LXI, p. 424, que la ville de Brie-Comte-Robert fut pillée le 27 février, et que son château se rendit le 28. Bussy dit que cette expédition ne dura que huit jours, et qu'il écrivit à sa cousine, au sujet de ses chevaux, aussitôt après son retour; ce qui nous porte juste au 5 mars, le mois de février n'ayant que 28 jours. D'ailleurs, il parle, dans sa lettre, de la paix comme entravée par les négociations et n'étant pas encore conclue. S'il avait écrit le 26 mars, il n'aurait pas ignoré que cette paix était signée depuis quinze jours. Aucun des éditeurs de Madame de Sévigné n'a soupçonné cette erreur, et la correction doit être faite dans toutes les éditions.