Page 254, lignes 13 et 15: D'Elbène était connu par l'originalité de son esprit.
Guy d'Elbène fut marié à Charlotte Refuge, qui, dit-on, lui apporta en dot quatre-vingts procès. Elle mourut le 3 septembre 1680. En 1649 d'Elbène fut envoyé à Rome. (Voyez Retz, Mém., t. XLV, p. 56.) Guy d'Elbène mourut à l'hôpital. (Voyez la lettre de Ninon à Saint-Évremond, dans Douxmesnil, p. 194.) Un Alphonse d'Elbène, peut-être le frère de celui-ci, fut évêque d'Orléans en 1646, et mourut le 2 mai 1665. Il en est parlé dans le Voyage de Chapelle et Bachaumont, 1755, in-12.
Page 255, lignes 26 à 27: Ses liaisons avec le chevalier de Méré datent de cette époque.
George Brossin, chevalier et marquis de Méré, descendait d'une ancienne famille du Poitou. Il était cadet, et avait fait quelques campagnes sur mer. Il se retira dans une terre qu'il avait en Poitou. «La société de madame la marquise de Pont, sa belle-sœur, n'a pas peu contribué à le détacher du monde et de la cour. Il lui laissa tout son bien.»
Page 256, ligne 3: Le cardinal archevêque de Lyon lui rendit de fréquentes visites.
Le caractère sévère de du Plessis de Richelieu, son âge et sa piété bien connue, le mettent à l'abri de tout soupçon dans ses relations avec Ninon; voilà pourquoi j'ai dû interpréter favorablement ce passage assez singulier des Mémoires de Tallemant: «Elle se mit dans un couvent: le cardinal de Lyon devint amoureux de sa belle humeur, et fit quelques folies pour elle». Dans un autre endroit de ses Mémoires, Tallemant parle d'un abbé de Richelieu qui entretenait Claudine Colletet. Cet abbé était probablement neveu du cardinal et du ministre. Conférez Œuvres de La Fontaine, édit. 1828, t. VI, p. 270.
Page 259, lignes 1 et 2: Cette réponse à la reine, qui, selon Saint-Simon et Chavagnac.....
Douxmesnil (p. 154) a tort de vouloir faire considérer ce fait comme invraisemblable. Il est attesté par les meilleures autorités, par les hommes les mieux instruits sur ce qui concerne Ninon: Chavagnac, Tallemant des Réaux, Saint-Simon et Voltaire. Il se peut que sous Louis XV, en 1751, lorsque Douxmesnil écrivait, on s'inquiétât peu des liaisons amoureuses et de la conduite scandaleuse ou non des femmes nobles ou non nobles; mais il n'en était pas ainsi sous la régence d'Anne d'Autriche, ni même sous le règne de Louis XIV, qui plus tard, et lorsqu'il avait tant de motifs pour être indulgent sur cet article, obligea cependant mademoiselle de La Force à mettre un terme à son genre de vie peu réglé et à se retirer dans un couvent. Conférez l'Histoire de la Vie et des Ouvrages de La Fontaine, troisième édition, page 513.
Page 259, ligne 3: Qu'elle laissa Ninon en repos.
Chavagnac dit que la reine, en apprenant cette réponse, dit en riant: «Fi! la vilaine! qu'elle s'en aille où elle voudra. «Ceci est plus dans le caractère d'Anne d'Autriche que ce que dit Saint-Simon.