Page 292, ligne 11: Ce parti, proposé par de vils et ambitieux courtisans.

M. de Saint-Aulaire ne parle qu'obscurément de ce projet, et semble l'attribuer à la reine. Anne d'Autriche gardait bien ses secrets; on voit que même avec le maréchal Duplessis, qui lui était tout dévoué, elle dissimulait, et qu'elle ne laissa pas percer vis-à-vis de lui le projet qu'elle avait de faire arrêter M. le Prince: alors elle voulut envoyer Duplessis en province. (Voyez Duplessis, Mémoires, t. LVII, p. 363-368.)

Page 292, ligne 21: Les députés de la noblesse et des provinces.

Les députés de la noblesse s'étaient d'abord réunis chez le duc de Nemours; depuis, ils tinrent leurs assemblées aux Cordeliers.

Page 294, ligne 11: Que des personnes qui détestaient ce ministre.

Villeroy, Roquelaure, Joyeuse, qui occupaient les premières charges de la cour, étaient du parti de Monsieur, ou du duc d'Orléans. «Je n'ai, disait Anne d'Autriche dans un moment de découragement, que des traîtres et des poltrons à l'entour de moi.»

Page 294, ligne 15: Secondée par la duchesse de Navailles.

C'est à Mazarin que Navailles devait son titre de duc.

Page 299, ligne 12: Les théâtres, aussi encombrés de spectateurs.

La foule se portait surtout au théâtre de la rue Guénégaud, où les allusions à ce qui se passait en Angleterre, et l'impopularité du grand Condé, firent accueillir froidement la pièce nouvelle du grand Corneille, Don Sanche d'Aragon, tandis que son frère (qui se faisait appeler Corneille Delisle) s'attirait des applaudissements pour sa comédie intitulée l'Amour à la Mode; il y donnait dans Oronte le type de tous les petits maîtres qui ont été depuis mis au théâtre. Don Sanche fut imprimé en 1650, mais ne fut joué qu'en 1651; le prince de Condé a donc pu y assister. Ceci rectifie ce qu'a dit M. Taschereau, Vie de Corneille, 1829, in-8o, p. 159.