Page 410, ligne 3: Chez la marquise de Bonnelle.
C'était, à ce qu'il paraît, d'après Loret, chez la marquise de Bonnelle que l'on jouait alors. Le jeu à la mode était celui de quinola ou le reversis. Il venait d'Espagne.
Page 410, lignes 6 et 7: Mademoiselle faisait presque toujours venir les vingt-quatre violons.
Les vingt-quatre violons firent partie de la maison du roi, mais ils ne formaient pas les seuls musiciens de la chambre; il y avait encore les joueurs de violons ordinaires, les joueurs de hautbois, de saqueboutes et cornets, les joueurs de phiphres, tabourins et muzettes. Tous avaient des gages, et les sommes qu'ils recevaient se lisent p. 143, 144, 168 et 169 de l'ouvrage du sieur de la Marinière, intitulé Estat général des officiers, domestiques et commençaux de la Maison du Roy; Paris, 1660, in-8o. Ce livre est curieux et peu connu, et il ne faut pas le confondre avec l'État de la France, dont on publiait une nouvelle édition presque tous les ans, et auquel a succédé l'Almanach royal.
Page 411, ligne 2: Joints aux négociations.
La duchesse d'Aiguillon négociait à Saint-Germain pour le prince de Condé. Voyez Chavagnac, t. I, p. 167. Il y a dans cet endroit une erreur de pagination.
Page 411, ligne 16: La gaieté régnait au milieu des dangers.
Remarquons cependant que dans le midi la guerre se faisait avec acharnement, et donnait lieu à d'atroces forfaits: témoin l'affaire du chevalier de Canolle, pendu quoique prisonnier de guerre, et celle du père de Chavagnac, livré par ses propres troupes et assassiné par son maître d'hôtel.
Page 412, lignes 14 et 15: Ces divers spectacles attiraient hors de Paris.
Ces divertissements et ces communications eurent surtout lieu lorsque Turenne s'était retranché derrière le bois qui est sur les hauteurs de Villeneuve-Saint-Georges; alors les princes se trouvaient campés proche de Boissy-Saint-Léger, dans la plaine qui est entre ce village et le bois de Villeneuve-Saint-Georges (le bois du château de La Grange); le bois séparait les deux camps, et formait l'intervalle qu'aucune des deux armées n'osait franchir.