Il n'y a que cinquante lieues de Paris à Landrecies, où était Bussy; cependant cette lettre de madame de Sévigné, datée du 19 juillet, ne parvint à Bussy que le 7 août, et fut par conséquent dix-sept jours en route, tant le service des postes était alors lent et mal organisé.
Page [43], ligne 2: Que son cousin s'était distingué à Landrecies.
Monglat indique la prise de Landrecies au 14 juillet. Le même raconte le revers qu'essuya Bussy, et comment il se laissa prendre ses drapeaux. Sur cette déroute, voyez Bussy, Mém., t. II, p. 37. La tranchée devant Landrecies avait été ouverte du 26 au 27 du mois précédent. «Le 29, dit l'auteur de la Monarchie Françoise, le sieur de Bussy-Rabutin, mestre de camp général de la cavalerie, releva la tranchée, et au signal de deux coups de canon il commença sur la palissade un logement capable de contenir deux cents hommes, après avoir chassé les ennemis de la contrescarpe.» Bussy se distingua encore au siége de Condé le 10 août: voyez les Fastes des Rois de la maison d'Orléans et celle de Bourbon (par le père du Londel), 1697, in-8o, p. 195.
Page [46], ligne 19: Une petite lettre en galopant.
Les contre-vérités que renferme le commencement de cette lettre sont prises au sérieux par M. G. de St.-G., éditeur des Lettres de Madame de Sévigné, quoique le sens ironique fût fort clair, et explicitement annoncé par Bussy lui-même, qui dans sa lettre du 13 août dit: «J'ai bien ri en lisant vos contre-vérités.» Bussy, Mém., t. II, p. 32.
CHAPITRE V.
Page [50], ligne 26: Il séduisit la femme de chambre.
Dans le grand nombre de passages des Mémoires du temps où le nom de Bartet se trouve, il est souvent défiguré, par la faute des imprimeurs ou copistes, qui mettent Barlet ou Baret. Le conseiller au parlement de Navarre chez lequel était la femme de chambre qu'épousa Bartet se nommait Giraud.
Page [53], ligne 7: Candale avait rendu de grands services.