Bussy, à son passage à Paris, put assister au nouveau ballet royal qui fut donné le 18 novembre.

Page [73], ligne 20: Après le départ du duc de Modène.

Aidé des troupes françaises commandées par le duc de Mercœur, le duc de Modène s'empara de Valenza le 6 septembre, ce qui contribua à augmenter en Italie la considération de la France. Monglat, t. LI, p. 19.

Page [81], ligne 17: L'intrigueuse vient là.

On ne dit plus aujourd'hui intrigueur et intrigueuse, mais intrigant et intrigante. A l'époque où Saint-Évremond écrivait on ne disait ni l'un ni l'autre; c'était un mot forgé ou un mot nouveau, mais non encore adopté, et qui ne le fut de longtemps. Dans le Dictionnaire de Nicot, imprimé en 1666, on ne trouve ni intrigueur ni intrigant; il en est de même dans le Dictionnaire de Richelet, imprimé en 1680; mais on trouve l'un et l'autre de ces mots dans la première édition du Dictionnaire de l'Académie Française, qui remarque qu'intrigueuse est plus souvent employé qu'intrigueur; et c'est ce féminin, dont la désinence en gueuse était désagréable, qui aura déterminé à préférer intrigante et intrigant.

CHAPITRE VIII.

Page [90], ligne 4 du texte: Un mot qui manque à notre langue.

Les mots infans et puer, que nous ne pouvons traduire que par le seul mot enfant, exprimaient chez les Romains deux âges différents de la vie.

Page [95], note 154, ligne 3 de la note: M. de Bausset n'a pas bien connu.

M. de Bausset, dans sa Vie de Bossuet, dit que cet homme illustre n'a commencé ses prédications à Paris que vers la fin de l'année de 1658, par le panégyrique de saint Joseph, ce qui est une erreur. Il y a pareillement erreur de la part du dernier et savant éditeur des œuvres de Bossuet, qui, entraîné peut-être par l'assertion de M. de Bausset, a placé le panégyrique de sainte Thérèse à la date de l'année 1658. Il est antérieur d'un an. Les détails que nous n'avons pu qu'indiquer, sur les premiers débuts de Bossuet dans la chaire évangélique forment une véritable lacune dans l'histoire de M. de Bausset, qui les a ignorés. Cette Vie de Bossuet est d'ailleurs un ouvrage d'un grand mérite; et bien qu'elle n'ait pas eu le même succès que la Vie de Fénelon, elle lui est, suivant nous, supérieure: elle offrait plus de difficultés dans son exécution.