A distinguer les loups d'avecque les bergers.

Dans ce même ballet, qui fut joué pendant tout l'hiver, le roi représentait un berger[ [553], Madame jouait le rôle de Pallas, et mademoiselle de Sévigné dansait avec elle, dans la septième entrée, avec mesdemoiselles de Mortemart, de Saint-Simon et de La Vallière. Toutes les quatre étaient vêtues en Amazones. Les vers chantés ou récités à cette occasion pour mademoiselle de Sévigné, démontrent tout ce qu'on permettait de licence à la muse de Benserade dans ces représentations théâtrales, où se trouvaient cependant deux reines, et où la plus jeune figurait comme actrice.

Pour mademoiselle de Sévigny, Amazone.

Belle et jeune guerrière, une preuve assez bonne

Qu'on suit d'une Amazone et la règle et les vœux,

C'est qu'on n'a qu'un teton: je crois, Dieu me pardonne,

Que vous en avez déjà deux[ [554].

Loret, en rendant compte de la première représentation de ce ballet, dans sa Gazette du 20 janvier 1663, après avoir décrit l'entrée de Madame et des demoiselles Saint-Simon, Mortemart et La Vallière, ajoute:

Sévigny, pour qui l'assemblée

Était de merveille comblée,