Boileau a dit dans une de ses épîtres, longtemps après madame de La Fayette:

Les yeux, d'un tel discours faiblement éblouis,
Bientôt dans ce tableau reconnaîtraient Louis.

Le poëte Lebrun a fait sur ces vers la remarque suivante: «Des yeux éblouis d'un discours, c'est-il bien français? On n'est point ébloui de ce qu'on ne voit pas. M. Auger s'étonne avec raison d'une telle critique de la part d'un poëte, et répond que chaque jour on emprunte des mots à un ordre de sensations, pour les appliquer à un autre. Mais l'expression de madame de La Fayette, quoique en apparence semblable, est tout autre et bien plus hardie que celle de Boileau; car c'est réellement, et non pas au figuré, qu'elle affirme que madame de Sévigné, par sa conversation, éblouissait les yeux.

Page 63, ligne 19.

Ma plume, pour rimer, rencontrera Ménage.

Presque tous les commentateurs de Boileau ont commis une erreur, lorsqu'ils ont dit que ce vers et celui qui le précède n'avaient existé qu'en manuscrit. Cette satire adressée à Molière parut pour la première fois dans le Recueil de Vers choisis, imprimé en 1665, sans nom de ville ni d'imprimeur, avec une sphère sur le titre. Les vers sur Ménage s'y trouvent tels que nous les avons rapportés.

Page 63, ligne 23: Substitua l'abbé de Pure.

Si je veux d'un galant dépeindre la figure,
Ma plume, pour rimer, rencontrera de Pure.

Voyez Nouveau Recueil, etc., 1665, in-12, p. 24.

Page 68, ligne 3: L'interprétation que nous leur avons donnée.