Page [139], ligne 13: Était due à sa jeune et jolie femme.
C'est ici le lieu de rectifier une faute de copiste qui s'est glissée dans la 3e partie de ces Mémoires, 2e édition (p. 213, lig. 11). Il faut substituer dans cette ligne la princesse de Soubise à la duchesse de Sully. Jamais l'on n'accusa celle-ci d'intrigues galantes avec Louis XIV ni avec aucun autre.
Page [140], ligne 7: Un propos fort graveleux du prince d'Orange.
Bussy lui écrit: «Et sur cela, madame, il faut que je vous dise ce que M. de Turenne m'a conté avoir ouï dire au frère du prince d'Orange, Guillaume: que les jeunes filles croyaient que les hommes étaient toujours en état, et que les moines croyaient que les gens de guerre avaient toujours, à l'armée, l'épée à la main.» A quoi madame de Sévigné répond fort gaillardement: Votre conte du prince d'Orange m'a réjouie. Je crois, ma foi, qu'il disait vrai, et que la plupart des filles se flattent. Pour les moines, je ne pensais pas tout à fait comme eux; mais il ne s'en fallait guère. Vous m'avez fait plaisir de me désabuser.»
Page [143], ligne 12: Le Genitoy est un château, etc., etc.
Sur quelques cartes des environs de Paris, ce lieu est écrit le Génitoire; il est situé entre Bussy-Saint-George et Jossigny, à deux kilomètres de l'un et de l'autre (voyez la feuille 11 des environs de Paris, de dom Coutans); le Dictionnaire universel de la France (1804, in-4o, t. II, p. 549) place ce château dans la commune de Jossigny; et le Dictionnaire de la poste aux lettres, publié par l'administration des postes, 1837, in-folio, dans la commune de Bussy-Saint-George, dont il est plus éloigné. Avant la révolution, il était de cette dernière paroisse. Le vrai nom est Genestay; et l'abbé le Bœuf donne l'histoire de cette seigneurie sans interruption, depuis Aubert de Genestay, miles, mort le 30 septembre 1246. Lorsque l'abbé le Bœuf écrivait (en 1754), la maison de Livry était encore en possession de cette terre. L'abbé le Bœuf termine en disant: «L'antiquité du nom de Genestay me dispense de réfuter ceux qui s'étaient imaginé que le vrai nom est Génitoire, qui lui serait venu, selon eux, de l'accouchement d'une dame d'importance.» (Le Boeuf, Histoire du diocèse de Paris, t. XV, p. 97 à 99.)
Les éditeurs de madame de Sévigné ont ignoré ce qu'avait écrit l'abbé le Bœuf sur le Genitoy; et l'un d'eux a cru que madame de Sévigné faisait un calembour sur le mot italien Genitorio ou Genitoio, et qu'aucune maison ou château de ce nom n'existait. (Monmerqué, édit. de Sévigné, 1820, in-8o, t. II, p. 419; Gault de Saint-Germain, t. II, p. 4 et 5; Grouvelle, édit. in-12, 1812, t. III, p. 83.)
CHAPITRE VI.
Page [147], ligne 4 du texte: Sa mère, etc.