De savoir comme il faut enchaîner les Césars.

Et à mademoiselle de Toucy (depuis duchesse d'Aumont), qui représentait une étoile, on chantait:

Dirait-on pas que c'est l'Amour

Qui ne fait encor que de naître?

Ou l'étoile du point du jour

Qui déjà commence à paraître?

Elle n'avait alors que douze ans; elle naquit en 1650, et mourut en 1711. (Voyez Benserade, t. II, p. 258 et 279.)

Le marquis de Villeroi joua encore dans le ballet de la Naissance de Vénus, en 1665, et représentait un dieu marin et aussi Achille (p. 339 et 352). C'est dans ce ballet que mademoiselle de Sévigné (madame de Grignan) joua le rôle d'Omphale. (Voyez 2e partie de ces Mémoires, p. 333.)

Dans la Mascarade royale de 1668, le marquis de Villeroi, à côté du roi, comme lui figura le Plaisir.

Dans le dernier ballet composé par Benserade en 1681, joué en imitation de ceux de Louis XIV pour divertir le Dauphin, et qui fut non dansé par le roi, mais devant le roi, c'était une autre génération de beautés; ce n'est plus, dans ce Triomphe de l'Amour, alors le marquis de Villeroi qui représentait l'Amour, mais c'était son fils, le marquis d'Arlincourt. Je remarque que la sœur de la duchesse d'Aumont, la duchesse de la Ferté, plus jeune qu'elle, figure encore dans ce ballet. Le monarque était vieux; la muse du poëte a changé de ton et est beaucoup plus réservée. (Benserade, t. II, p. 412 et 425.)