CHAPITRE II.

Page [19], ligne 14: Mademoiselle de Meri.

Il résulte des lettres de madame de Sévigné que cette parente, qui ne se maria jamais, était vaporeuse, maladive, ennuyeuse, mais bonne, sensible et serviable. Dans le recueil des chansons choisies de Coulanges, 2e édit., t. I, p. 280, il s'en trouve une intitulée Pour mademoiselle de Meri, conduisant jusqu'à Fontainebleau madame de Coulanges, qui s'en allait en Berry.

Page [20], ligne 11: Il aimait à se rappeler surtout les heures de gaieté folâtre; et note [53], renvoyant à la seconde partie de ces Mémoires, p. 102 de la 2e édit.—Dans la lettre de madame de Sévigné il est dit: «Vous aviez huit ans.»

C'était donc en 1757, l'année même où l'abbé Arnauld vit aussi madame de Sévigné chez son oncle Renaud de Sévigné, et où il fut si frappé de la beauté de ses enfants. (Mémoires de l'abbé Arnauld, t. XXXIV, p. 314 de la collection de Petitot; t. XI, p. 62 et 63 de l'édition de 1736.)

Page [24], ligne 8: Frère de cette marquise de Montfuron.

Le chevalier Perrin, dans ses Notes sur les lettres de madame de Sévigné, nous apprend que Marie Pontever de Buous, marquise de Montfuron, était femme de Léon de Valbelle et cousine germaine de M. de Grignan. Elle était belle-sœur de l'évêque d'Alet. Le Mercure galant (juin 1679, p. 297), en annonçant la mort de la marquise de Montfuron, ajoute qu'elle était d'une beauté surprenante.

Page [26], ligne première: Traité secret conclu avec Charles II en 1670.

Ce traité, dont l'original est en la possession de lord Clifford, qui l'a communiqué au docteur Lingard, a été signé, de la part de la France, par Charles Colbert de Croissy, fils du ministre Colbert; par Arlington, Thomas Arundell, T. Clifford et R. Billing; il a été conclu à Douvres le 22 mai 1670.—Les négociations avaient commencé le 31 octobre 1669. Charles II s'y intitule le Défenseur de la foi. Il se dit convaincu de la vérité de la religion catholique, et promet qu'aussitôt qu'il le pourra il se réconciliera avec l'Église romaine.

CHAPITRE III.