Page [155], ligne 5: Celle qui, par les charmes de sa conversation et de son style épistolaire.
Dans sa lettre à l'abbé Papillon, en date du 7 août 1735, de la Rivière (Lettres choisies, Paris, 1735, in-12, t. II, p. 207) dit: «Madame de la Rivière (Louise-Françoise de Coligny) n'a composé que la Vie de saint François de Sales et l'épitaphe de son père, à laquelle le P. Boubours n'a eu nulle part.»
«... Je ne sais pas ce qu'on pense à Dijon des lettres de feu ma femme. Elles firent un tel bruit à la cour que le roi me les demanda. Je lui en donnai une vingtaine; il les lut chez madame de Montespan, et me dit en me les rendant: «La Rivière, votre femme a plus d'esprit que son père.» Madame de Thianges, qui avait assisté à cette lecture, m'apprit que le lendemain le roi s'en était diverti et que je lui avais donné une bonne soirée.» (P. 208.)
Le 18 août de la même année (t. II, p. 215), de la Rivière ajoute les détails suivants sur les lettres de sa femme: «Je me suis reproché d'avoir gardé longtemps une cassette pleine de lettres de feu ma femme; enfin, je les ai brûlées. Elles n'étaient qu'un composé de sentiments vifs, propres à inspirer des passions et à les allumer. Si on les avait imprimées, le public aurait couru après; mais c'eût été un dangereux présent que j'aurais fait à la postérité.»
Pages [156], lig. dernière, et [157], lig. 1: Assez de la couleur de celui de Saucourt (chose considérable en un futur).
Le meilleur commentaire de ces mots de Bussy se trouve dans les vers de Benserade, du Ballet royal des amours de Guise, où l'entrée du marquis de Saucourt, qui devait représenter un démon, est ainsi annoncée:
Non, ce n'est point ici le démon de Brutus
Ni de Socrate:
Par d'autres qualités et par d'autres vertus
Sa gloire éclate.