[129] Voyez le temple du Soleil à Palmyre, celui même de Jérusalem.
[130] Depuis des siècles que cette pyramide est écroulée et fouillée par les Arabes qui en retirent des briques, elle a dû perdre infiniment de sa hauteur, et cependant l’abbé de Beauchamp lui a encore trouvé 180 pieds d’élévation. Voyez Journal des savants, Décemb. 1790.
[131] Si les degrés croissaient régulièrement de l’équateur en allant au pôle, l’on pourrait déterminer à quelle latitude fut mesuré celui dont nous parlons; mais des opérations faites à diverses latitudes prouvent que ce progrès n’est pas régulier. D’ailleurs le même local, mesuré par des personnes et par des méthodes différentes, donne des résultats différents: c’est ainsi que la mesure ordonnée, près Paris par l’Académie des sciences, a différé de 67 toises en plus de la mesure ordonnée par l’Institut. Il serait néanmoins curieux de mesurer un degré terrestre par des moyens ordinaires, dans le pays de Babylone: les Arabes firent cette opération sous le kalifat d’El-Mâmoûn[132]. Malheureusement le vrai résultat de leur toisé est difficile à établir dans cette circonstance. Au reste c’est une chose digne d’attention que tous les stades anciens, le pythique, l’olympique, le nautique, l’égyptien, etc., soient également des parties aliquotes exactes d’une circonférence de la terre, mesurée d’après les principes et par les procédés que nous connaissons; et que tous ces stades donnent au degré terrestre une étendue qui ne varie que de quelques toises au-dessus de 57,000 toises, le stade pythique excepté. Selon Romé de Lisle, le stade d’Ératosthènes donne 57,166 toises; le stade nautique, 57,066; le stade olympique, idem; le stade phileterien, 50,070; le stade égyptien, 57,066; le stade pythique, 156,000 toises par degré.
[132] Voyez Notice des manuscrits orientaux, tom. I, pag. 51 et suiv.
[133] Ici vient se placer un passage de Cicéron qui, parlant des principes de l’art de deviner, dit (lib. I, cap. II, de Divinatione): «En remontant aux autorités les plus reculées, je trouve dès les premiers temps les Assyriens, qui, à raison de l’étendue et de la planimétrie des contrées qu’ils habitaient, découvrant de toutes parts un ciel sans obstacles, observèrent les mouvements des étoiles tant propres que respectifs, et, sur leurs aspects, fondèrent l’art des horoscopes, etc.».
Ces Assyriens de Cicéron ne peuvent être ceux de Ninive, dont le pays se trouve au pied du mont Taurus; ils doivent être ceux de la Babylonie, ainsi désignés par les Grecs dès avant Hérodote. Or, comme il est prouvé qu’avant Ninus ce pays fut le siège d’un état policé et d’une population arabe nombreuse et civilisée comme l’Égypte, il s’ensuit que c’est à ce peuple qu’il faut appliquer ces mots de Cicéron: «Principio Assyrii, ut ab ultimis auctoritatem repetam, propter planitiem magnitudinemque regionum quas incolebant, cum cœlum ex omni parte patens et apertum intuerentur (il eût dû ajouter perlucidum), trajectiones motusque stellarum observaverunt.»
[134] Ces fuyes sauvages sont encore aujourd’hui un cas fréquent en Syrie et en Palestine; les pigeons y sont par milliers.
[135] Liv. XXXV, chap. 10, p. 224 de l’Histoire naturelle de Pline, traduction de Poinsinet.
[136] Oda en turc, chambre.
[137] Colombe et pigeon se dit ïounah, qui n’a rien d’analogue. Mais on nous dit que les troupes babyloniennes avaient pour enseigne une colombe, ce qui explique l’expression de Jérémie et du psaume Exurgat, fuyez la colère de la colombe. Ces enseignes ayant été instituées par Sémiramis, peut-être le peuple l’a-t-il désignée sous cet emblème.