[37] Ibid. pag. 37.

[38] La preuve que Mosès n’a pas fait un roman, est qu’ayant présenté sa description à M. Amédée Jaubert, aujourd’hui auditeur au conseil-d’état, qui a voyagé dans le pays, il nous a assuré, dès la seconde page, qu’il reconnaissait parfaitement les environs du lac de Vanck, et particulièrement le local appelé Arnès, lieu redouté à cause des voleurs qui s’y cachent dans les trous d’une ruine dont la forme retrace une vieille digue.

[39] La traduction latine porte Zoroastre à la manière des Grecs; mais le texte porte Zerdust à la manière des Parsis. Les traducteurs ne devraient jamais se permettre ces changements de noms propres: il en résulte quelquefois de graves contre-sens; par exemple, cette même traduction rend à la page 97, le pays de Klesoi par Cœlésyrie, pendant que c’est l’Akilis-ène de Strabon. Avec ces interprétations, on a introduit une foule d’erreurs et de difficultés dans l’histoire ancienne.

[40] Les Arméniens, comme les Arabes, nomment d’un même mot tout grand espace d’eau: cette mer est le lac de Vank. En Égypte, le fleuve s’appelle Bahr, comme l’Océan même. Tout ce récit de Mosès a cela de remarquable, qu’en le confrontant à celui de Ktésias, l’on trouve que le Grec nous a donné le commencement de l’histoire de Sémiramis, et l’Arménien, le dénouement; tous les deux sont parfaitement d’accord sur le caractère. Et Mosès paraît n’avoir connu Ktésias que par Diodore.

[41] Hérodote, lib. I, § CI, nomme les Busi, le Pareta keni, les Struchates, les Arizanti, les Boudini et les Magoi(mages).

[42] Prononcé Irâne ou Èrane: an est la désinence, comme us en latin et os en grec. Aïr-an. L’Arménien Mosès fait observer que Arioï signifie (fortes) les braves, mot analogue à virtus (firtus) et à vir, qui dans le sanscrit ont le même sens qu’en latin.

[43] Tour et Taur s’écrivent par les mêmes lettres arabes, et dans les radicaux du phénicien et du chaldéen, Tour et Tsour sont le nom général des montagnes.

[44] Voyez Origène contre Celse, lib. VI; Vie de Zoroastre, pag. 28; Zend-avesta, tom. II.

[45] L’original de l’Oupnekhat, si bizarrement traduit ou plutôt défiguré par Anquetil, est bien reconnu pour être l’un des livres les plus authentiques après les Vedas: il date au moins du 1200 ans avant J.-C.

[46] Voyez Diog. Laërce, in Proœmio. Mais lorsqu’il ajoute que les mages sont antérieurs aux Égyptiens, il est en erreur et il copie Hermippe et Eudoxe.