[139] Plusieurs physiciens géographes croient que le vent nord-ouest au Bengale vient des montagnes situées au vrai nord-ouest du pays: mais, outre qu’elles sont trop éloignées, le jeu des deux côtés des Gâtes est tellement correspondant, que l’on ne peut lui admettre d’autre source: c’est l’inclinaison de la pente orientale, caractérisée nord-ouest et sud-est par le cours des fleuves, qui détermine le reversement du vent; de même que c’est à raison de cette inclinaison, que le soleil échauffant cette pente avant d’avoir échauffé le revers des Gâtes, y cause un mouvement premier et antérieur par lequel l’air des Gâtes est attiré, et à sa suite l’air du Malabar.
[140] Depuis l’équinoxe d’automne jusqu’à celui du printemps, saison d’été pour l’hémisphère austral.
[141] Ils viennent du quart entre l’ouest et le pôle: la qualité sèche et froide de ces vents sur la côte du Chili, jointe à leur fréquence, est un indice de la non-existence d’aucune grande terre vers le pôle austral, et de la quantité des glaces qui y sont amoncelées.
[142] Molina, Italien, auteur d’une bonne Histoire géographique, naturelle et civile du Chili, traduite en espagnol, par Mendoza. Madrid, 1788, grand in-8º, belle impression.
[143] A Paris j’ai remarqué pendant nombre d’années, que les premières feuilles des marronniers-d’Inde se montraient entre le 24 mars et le 5 avril, aux Tuileries, et que celles des chênes se déployaient presqu’un mois plus tard dans les forêts.
[144] En 1798, je goûtai à Philadelphie et à New-Castle, les premières cerises avant le 6 juin, et je goûtai à Bordeaux les dernières le 6 juillet: je pus constater l’opinion de tous les Français, qui trouvent aux cerises américaines un acide mordant que les nôtres n’ont pas, et qui se manifeste habituellement par des coliques. L’on en peut dire autant des fraises.
[145] Quelques matières, telles que le charbon broyé fin avec de la limaille et du soufre, de l’huile de chenevis avec du noir de fumée et autres semblables, sont susceptibles d’inflammation spontanée à certains degrés d’humidité et de chaleur si de tels mélanges se trouvent dans les marais, il est réellement possible que l’inflammation ait lieu.
[146] History of Vermont, pag. 64 et suiv.
[147] Voyez plusieurs Mémoires de ce médecin, dans l’American Musæum, tome VI et VII. Dans ce même tome VII, un Mémoire sur le climat de New-York, confirme pour ce pays les mêmes résultats.
[148] History of Vermont, pag. 61, 62, 63.