Un délégué trévire s’éleva avec violence contre l’empire romain. Un chef rémois lui répondit, en célébrant les bienfaits de la paix et les avantages de la soumission. L’assemblée loua les intentions du Trévire et adopta les sentiments du Rémois.
Ce qui l’inquiéta le plus, ce fut l’incertitude du lendemain: «Si l’on se levait contre Rome, à quelle nation reviendrait l’honneur de commander? Si l’on remportait la victoire, quelle ville serait la capitale du nouvel empire?» Il y eut même des chefs qui, dans le cours des débats, affirmèrent les droits de leur peuple au principat de la Gaule, comme avaient fait les Éduens avant l’assemblée du Mont Beuvray.
Cela suffit pour décider le congrès de Reims à faire une déclaration de fidélité au peuple romain. Par crainte d’une hégémonie celtique, les Gaulois préférèrent l’égalité dans la dépendance, et ils attendirent avec respect les ordres du légat de Vespasien.
Les rivalités qui avaient assuré la victoire de César subsistaient toujours en Gaule; mais il n’y restait plus aucun des sentiments qui avaient inspiré Vercingétorix.
Bordeaux, 25 novembre 1900.
MONNAIE DE VERCINGÉTORIX, TYPE DIVIN.
(Cabinet des Médailles, no 3771.)
(Grossie un quintuple.)