— Si… mais pas suffisamment pour ce que je veux.

Marie-Annette déclara, doctorale :

— Ma petite, si au début tu ne l’habitues pas à tes fantaisies, ce sera fini !…

Cady s’agaçait.

— Ah ! en voilà assez !… J’ai ri, mais cela ne m’amuse plus. Deber n’est pas mon amant, ne le sera jamais… Tu fais fausse route complètement. Je te dirai de qui il s’agit, mais un autre jour, pas ici, avec tout ce monde autour de nous… Réponds-moi simplement. Veux-tu me prêter deux ou trois mille francs ?

Marie-Annette se récria :

— Oh ! ma pauvre petite, on n’a jamais cela !…

— Je le sais bien, puisque moi-même je ne les ai pas. Mais peux-tu me les procurer, d’une façon quelconque, ou m’indiquer un moyen de me débrouiller ?… Moi, tu sais, pour les questions d’argent, je suis tout à fait obtuse.

Sa cousine réfléchissait.

— Pourquoi ne demandes-tu pas cela à ton mari ? Il t’adore, il ne saura rien te refuser. Invente un caprice, une dette…