A peine avait-elle pris cette décision que Joséphine vint annoncer :
— Monsieur Deber est au salon.
Cady n’ayant qu’un seul jour de réception par mois avait l’habitude de ne jamais fermer sa porte quand elle était chez elle. Mais, aujourd’hui, elle faillit tomber à coups de poing sur la domestique, innocente observatrice de la consigne.
— Bien, j’y vais ! fit-elle d’une voix caverneuse, résolue à se venger sur le malencontreux visiteur.
Cette consolation devait encore lui être refusée.
Averti de la présence du colonial, Renaudin, un peu remis par une heure de sommeil, l’avait fait entrer dans son cabinet.
Cady déclara avec une amabilité douteuse :
— Puisque vous venez pour Victor, je m’en vais.
Mais Deber protesta en riant.
— Je suis certainement enchanté de rencontrer Renaudin ; cependant, le croyant au Palais, je ne venais pas pour lui, mais bien pour vous… Je n’entends pas du tout que vous nous faussiez compagnie.