— Tiens donc !… Avec le peu d’argent que j’avais pour le tout, ça n’aurait pas suffi pour l’installation d’un cabinet chic !

Le jeune homme parut dans l’embrasure de la porte, soulevant la draperie blanche de son bras nu.

— Aussi, ce que je t’en dis, vois-tu, c’est parce que je pense que je pourrai te faire arranger cela tout à fait bien…

Le torse entièrement découvert, d’un blanc mat et chaud, la chair grasse et fine sur l’armature svelte, il avait entouré ses reins d’un kimono de soie citron pâle, noué ainsi qu’un pagne.

Un peu redressée, presque assise, les épaules appuyées aux oreillers, les bras noués derrière la tête, la pose renversée de son buste faisant saillir sa gorge menue aux pointes blondes, la jeune femme eut un appel tendre.

— Viens donc…

Lorsqu’il fut étendu, près d’elle, tous deux blottis l’un contre l’autre, en un instinctif besoin de tendre et pour ainsi dire de chaste intimité, il ramena sur eux les draps et la courtepointe.

Georges reprit, poursuivant son idée :

— Oui, un ami que j’ai, qui est précisément directeur d’une entreprise d’installations de bains, de chauffage, de tout ce fourbi-là… Je lui parlerai, et il nous fera ça à l’œil.

Cady admira avec un petit rire ironique.