— Je vous affirme que je vais m’employer de mon mieux pour vous raccommoder avec votre mari !… C’est la seule chose que vous ayez à faire.

Elle ne dit mot, le regarda singulièrement, les yeux brillants ; et, se levant tout à coup, elle vint d’un geste souple s’asseoir sur le bras du fauteuil d’Argatte, entourant le cou du jeune homme de ses bras, et cherchant ses lèvres, d’un mouvement doux, gentil, furtif.

Il tenta de se dégager.

— Cady !

Mais au contact de cette bouche, il perdit la tête, étreignit violemment le jeune corps mince qui s’abandonnait, et prit un baiser furieux…

Elle se redressa, s’éloigna, avec un petit sourire de triomphe. Encore tremblant, bouleversé par une émotion sensuelle qu’il n’aurait pu comparer à aucune de celles éprouvées jusqu’alors, et qui le laissait inassouvi, désorienté, plutôt irrité, il essaya de rire.

— Mâtin !… Si c’est un baiser de cet ordre-là que votre mari a surpris, je ne m’étonne plus !…

Cady revenait s’asseoir en face de lui, bien sage.

— Qu’est-ce que je dois faire, pour le divorce ?

Les yeux sur elle, pensant à tout autre chose, il répondit :