— Oh ! je n’en doute pas !… Seulement, je me demande si elle saura préparer mon tub et m’habiller.

— Tu veux te lever ?

— Oui.

— Tu as peut-être tort de te baigner, fatiguée comme tu es.

Cady prononça d’une voix de martyre :

— Je ne puis pas me baigner, puisque je n’ai pas de baignoire… mais enfin, il faut bien que je me lave…

Et, subitement, parce qu’elle évoquait involontairement la jolie salle de bain du passage Porsin, des larmes abondantes parurent emplir ses yeux.

Son mari se détourna, très ému, se raidissant contre sa faiblesse ; il était résolu à avoir une sérieuse explication avec la jeune femme, et ne voulait pas se laisser attendrir d’avance.

Du reste, comme Eugénie entrait, Cady essuya vivement ses yeux.

— Mon tub, fit-elle brièvement. Avec de l’eau chaude, beaucoup d’eau très chaude, au moins trois brocs…