Deux riches panneaux en faïence revêtent les murs des deux côtés de la porte d’entrée.

Au-dessus de la porte, une plaque verte porte en lettres dorées la date de la mort du Sultan, 674 de l’Hégire (1566).

A l’intérieur, la coupole est ornée de morceaux de cristal de roche, taillés en rose et dont des émeraudes forment le cœur. De magnifiques lustres descendent de la coupole. Huit arcades ogivales, reposant sur huit colonnes de marbre et de porphyre, soutiennent cette coupole. Ces colonnes se trouvent à 1m,50 des parois de l’édifice, qui sont ornées de faïences, et, au-dessus, d’une large frise en faïence bleue portant des versets du Coran en lettres blanches. Cette galerie est éclairée par des niches en arcade munies chacune de six fenêtres accouplées deux à deux et dont les vitraux sont maintenus par des bandes de plâtre ajouré.

Pl. 41.

Une balustrade en noyer sculpté et incrusté de nacre entoure les cercueils du sultan et de ses enfants, Suleïman II et Ahmed II. Des châles, des étoffes brodées d’une grande valeur, recouvrent les cercueils. Sur le côté correspondant à la tête sont déposées les coiffures des défunts, turbans blancs avec aigrette impériale formée de plumes.

Deux grands candélabres se dressent de chaque côté du cercueil. Un magnifique pupitre sculpté porte des Corans manuscrits. Une carte en relief de La Mecque orne le mur.

Près de ce monument se trouve le turbé de Roxelane, épouse de Suleïman. Cette construction a également une forme octogonale et est ornée de faïences peintes et de magnifiques sculptures.

MOSQUÉE D’AHMED Ier

Sur l’emplacement de l’ancien palais byzantin, à l’est de l’hippodrome, le sultan Ahmed Ier a fait bâtir, en 1610, une mosquée qui fut nommée Ahmedié. Elle remplaça un ancien tekké de l’ordre des Kadiriyah. L’édifice est précédé, comme les autres mosquées, d’une cour très spacieuse à galeries couvertes par quarante petites coupoles que supportent des colonnes en granit. Au centre de la cour se trouve un chadrivan, entouré de six colonnes à arcades ogivales. Une rampe, partant de la cour extérieure à gauche, conduit à la tribune impériale, d’où le Sultan peut se rendre à cheval jusqu’à ses appartements privés, à l’intérieur de la mosquée.