(Chaque âme doit goûter la mort.)
Les souffrances du défunt, son emploi, son âge sont rappelés en quelques lignes. Toutes ces inscriptions se terminent en demandant aux visiteurs la prière de Fatiha, premier chapitre du Coran, pour la tranquillité de l’âme du défunt.
IV.—LES BAINS TURCS (HAMAM)
Le bain étant aussi indispensable au musulman que la mosquée, la ville possède plus de trois cents bains publics, sans compter les bains particuliers.
Les bains turcs ne diffèrent en général que fort peu de ceux des Byzantins. Les Turcs, qui utilisèrent après la conquête les bains abandonnés par les Byzantins, construisirent les leurs à peu près dans le même genre et souvent sur le même emplacement. D’ailleurs la disposition des bains byzantins était celle déjà adoptée par les Turcs pour les bains de Brousse, de Salonique et de Damas.
L’eau et le feu, auxquels les bains étaient exposés continuellement, n’ont laissé subsister jusqu’à nos jours aucun bain datant de l’époque byzantine, et qui n’ait subi soit des réparations, soit des transformations.
Pl. 44.
Gyllius, qui visita Constantinople soixante-douze ans après l’entrée des Turcs dans cette ville, nous donne la description d’un bain turc. Cette description permet de se faire une idée de ce qu’étaient les bains à cette époque où ils rappelaient encore de très près les thermes byzantins, s’ils ne leur étaient tout à fait semblables. Elle montre qu’ils avaient les mêmes dispositions que les bains turcs actuels.
«Ces thermes sont doubles ou jumeaux, dit-il, composés de deux parties exactement semblables, adossées l’une contre l’autre et réservées l’une aux hommes, l’autre aux femmes[83]. On entre d’abord dans l’apodyterium d’où l’on passe par une porte au tepidarium et par une autre du tepidarium au caldarium. Ces trois compartiments réunis par des portes de communication constituent les thermes. Chacune de ces parties de l’édifice a sa toiture et ses murailles.»