32o Porta Psamathia (Samathia Kapoussou):

Ainsi appelée à cause du rivage sablonneux.

33o Porta Ayos Yannis (Narli Kapou):

Son nom provenait du couvent de Saint-Jean-Baptiste du Stoudion (Imrahor djamissi); on l’appelle actuellement Porte aux grenades, à cause des grenadiers qui y poussaient en abondance.

L’inscription qu’on peut lire sur la tour octogonale de cette porte témoigne qu’elle a été construite par Manuel Comnène Porphyrogénète.

CHAPITRE III
L’ART ET LES ÉDIFICES BYZANTINS

I.—L’ART BYZANTIN

Lorsque la capitale de l’Empire romain eut été transférée à Byzance, les artistes byzantins, inspirés par l’art gréco-romain et par les styles locaux, créèrent un art possédant son originalité propre et qui s’appelle l’art byzantin. Cet art, que l’on fait remonter à la construction de Sainte-Sophie, est plus ancien encore. Sainte-Sophie ne contribua qu’à fixer le type classique de l’architecture byzantine[32].

[32] Choisy. L’art de bâtir chez les Byzantins, page 152.

Bien avant l’époque de Justinien, Byzance avait créé un art propre, qui peut être considéré comme un mélange des arts mésopotamien, sassanide et gréco-romain. Toutefois jusqu’au VIe siècle, c’est-à-dire jusqu’à la construction de Sainte-Sophie, cet art présente surtout l’aspect d’un art gréco-romain d’Orient. En effet, les artistes byzantins, imbus des idées de l’époque classique, guidés par les modèles païens de l’ancien art grec, traitaient tous les sujets d’après l’antique. Toutes les œuvres qui nous ont été conservées attestent cette influence. D’ailleurs, les chefs-d’œuvre apportés par Constantin le Grand et ses successeurs pouvaient alors offrir aux artistes byzantins les plus parfaits modèles de l’art grec. Ces chefs-d’œuvre furent, jusqu’à la conquête des Latins, la source d’une inspiration féconde[33]. Les Latins eurent tôt fait de les détruire.