Encore après ses pas la moitié de sa chaîne.»
Note 54:[ (retour) ] Satire V: l'image, dans Perse, est celle du chien qui, après de violents efforts, arrache sa chaîne, mais en tire un long bout après lui.
Le troisième chant devait embrasser la politique et la religion utile qui en dépend, la constitution des sociétés, la civilisation enfin, sous l'influence des illustres sages, des Orphée, des Numa, auxquels le poëte assimilait Moïse. Les fragments, déjà imprimés, de l'Hermès, se rapportent plus particulièrement à ce chant final: aussi je n'ai que peu à en dire.
«Chaque individu dans l'état sauvage, écrit Chénier, est un tout indépendant; dans l'état de société, il est partie du tout; il vit de la vie commune. Ainsi, dans le chaos des poëtes chaque germe, chaque élément est seul et n'obéit qu'à son poids; mais quand tout cela est arrangé, chacun est un tout à part, et en même temps une partie du grand tout. Chaque monde roule sur lui-même et roule aussi autour du centre. Tous ont leurs lois à part, et toutes ces lois diverses tendent à une loi commune et forment l'univers...
Mais ces soleils assis dans leur centre brûlant,
Et chacun roi d'un monde autour de lui roulant,
Ne gardent point eux-même une immobile place:
Chacun avec son monde emporté dans l'espace,
Ils cheminent eux-même: un invincible poids
Les courbe sous le joug d'infatigables lois,