L'autour et l'oiseleur, ennemis de nos jours,

De ce réduit peut-être ignorent les détours;

Viens...

(Je te choisirai moi-même les graines que tu aimes, et mon bec s'entrelacera dans le tien.)

...

L'autre a dit à sa soeur: Ma soeur, une fontaine

Coule dans ce bosquet...

(L'oie ni le canard n'en ont jamais souillé les eaux, ni leurs cris... Viens, nous y trouverons une boisson pure, et nous y baignerons notre tête et nos ailes, et mon bec ira polir ton plumage.—Elles vont, elles se promènent en roucoulant au bord de l'eau; elles boivent, se baignent, mangent; puis, sur un rameau, leurs becs s'entrelacent: elles se polissent leur plumage l'une à l'autre).

Le voyageur, passant en ces fraîches campagnes,

Dit[66]: O les beaux oiseaux! ô les belles compagnes!