Parle, est-ce toi, Clytie, ou dois-je attendre encore?

Ah! si tu ne viens pas seule ici, chaque aurore,

Rêver au peu de jours où j'ai vécu pour toi,

Voir cette ombre qui t'aime et parler avec moi,

D'Élysée à mon coeur la paix devient amère,

Et la terre à mes os ne sera plus légère.

Chaque fois qu'en ces lieux un air frais du matin

Vient caresser ta bouche et voler sur ton sein,

Pleure, pleure, c'est moi; pleure, fille adorée;

C'est mon âme qui fuit sa demeure sacrée,