Extirper sans pitié ces bêtes vénéneuses,

C'est donner la vie aux humains.

Sur un petit feuillet, à travers une quantité d'abréviations et de mots grecs substitués aux mots français correspondants, mais que la rime rend possibles à retrouver, on arrive à lire cet autre ïambe écrit pendant les fêtes théâtrales de la Révolution après le 10 août; l'excès des précautions indique déjà l'approche de la Terreur:

Un vulgaire assassin va chercher les ténèbres,

Il nie, il jure sur l'autel;

Mais, nous, grands, libres, fiers, à nos exploits funèbres,

A nos turpitudes célèbres,

Nous voulons attacher un éclat immortel.

De l'oubli taciturne et de son onde noire

Nous savons détourner le cours.