et c'est à Perse qu'on est plus directement redevable:
... Visa est si forte pecunia, sive
Candida vicini subrisit molle puella,
Cor tibi rite salit. . . . . . . . . . .
Note 70:[ (retour) ] Je trouve ces quatre beaux vers inédits sur Bacchus:
C'est le Dieu de Nisa, c'est le vainqueur du Gange,
Au visage de vierge, au front ceint de vendange,
Qui dompte et fait courber sous son char gémissant
Du Lynx aux cent couleurs le front obéissant...
J'en joindrai quelques autres sans suite, et dans le gracieux hasard de l'atelier qu'ils encombrent et qu'ils décorent:
Bacchus, Hymen, ces dieux toujours adolescents...
Vous, du blond Anio Naïade au pied fluide;
Vous, filles du Zéphire et de la Nuit humide,
Fleurs...
Syrinx parle et respire aux lèvres du berger...
Et le dormir suave au bord d'une fontaine...
Et la blanche brebis de laine appesantie...,
et celui-ci, tout d'un coup satirique, aiguisé d'Horace, à l'adresse prochaine de quelque sot,
Grand rimeur aux dépens de ses ongles rongés.
On a quelquefois trouvé bien hardi ce vers du Mendiant:
Le toit s'égaie et rit de mille odeurs divines;
il est traduit des Noces de Thétis et de Pélée:
Queis permulsa domus jucundo risit odore.
On est tenté de croire qu'André avait devant lui, sur sa table, ce poëme entr'ouvert de Catulle, quand il renouvelait dans la même forme le poëme mythologique. Puis, deux vers plus loin à peine, ce n'est plus Catulle; on est en plein Lucrèce: