Nous perdions le sentier dans les endroits boisés,

Puis sa trace fuyait sous l'herbe épaisse et vive:

Est-ce bien ce côté? n'est-ce pas l'autre rive?

A trop presser son doute, on se trompe souvent;

Le plus simple est d'aller. Ce moulin par devant

Nous barre le chemin; un vieux pont nous invite,

Et sa planche en ployant nous dit de passer vite:

On s'effraie et l'on passe, on rit de ses terreurs;

Ce ruisseau sinueux a d'aimables erreurs.

Et riant, conversant de rien, de toute chose,