L'une au zéphyr du soir emprunte son haleine,
A l'astre du berger l'autre vole un rayon.
C'est pour moi qu'elles vont; c'est moi seul qui les charme,
C'est moi qui les instruis à ne rien refuser.
Je n'ai jamais payé leurs rigueurs d'une larme,
Et leur lèvre jamais ne dénie un baiser.
Ah! s'il versait longtemps, le prisme heureux des songes,
Sur mes yeux éblouis ses éclairs décevants!
S'il ne s'éteignait pas, ce bonheur des mensonges,
Dans le néant des jours où souffrent les vivants!