Note 200:[ (retour) ] Dans une lettre à Charles Perrault (1701), Boileau, voulant montrer qu'on n'a point envié la gloire aux poëtes modernes dans ce siècle, dit: «Avec quels battements de mains n'y a-t-on point reçu les ouvrages de Voiture, de Sarasin et de La Fontaine! etc.» On le voit, pour lui La Fontaine était de cette famille un peu antérieure au pur et grand goût de Louis XIV.
Comme poëte, il fut, avons-nous dit, le dernier de son école, et n'eut, à proprement parler, ni disciples, ni imitateurs. N'oublions point, toutefois, que bien des rapports d'inclinations et même de talent le liaient à Chapelle et à Chaulieu; que, jusqu'au temps de sa conversion, il venait fréquemment deviser et boire sous les marronniers du Temple, à la même table où s'assirent plus tard Jean-Baptiste Rousseau et le jeune Voltaire; et que ce dernier surtout, vif, brillant, frivole, puisa au sein de cette société joyeuse, où circulait l'esprit des deux Régences, certaines habitudes gauloises de licence, de malice et de gaieté, qui firent de lui, selon le mot de Chaulieu, un successeur de Villon, quoiqu'à dire vrai Voltaire n'eût peut-être jamais lu Villon, et que, pour un convive du Temple, il parlât trop lestement de La Fontaine...
FIN DU TOME PREMIER.
TABLE DES MATIÈRES
DU PREMIER VOLUME.
Préface.
Boileau.
La Fontaine de Boileau, épître.
Pierre Corneille.
La Fontaine.
Racine.