Rompit de ses beaux jours le fil trop délié,

et

Fut le premier démon qui m'inspira des vers.

Note 7:[ (retour) ] «Il ne s'est jamais vanté, comme il est dit dans le Boloeana, d'avoir le premier parlé en vers de notre artillerie, et son dernier commentateur prend une peine fort inutile en rappelant plusieurs vers d'anciens poëtes pour prouver le contraire. La gloire d'avoir parlé le premier du fusil et du canon n'est pas grande. Il se vantoit d'en avoir le premier parlé poétiquement, et par de nobles périphrases.» (RACINE fils, Mémoires sur la vie de son père.)

«C'est à vous à en juger.» Nous estimons ces vers fort bons sans doute, mais non pas si merveilleux que Boileau semble le croire. Dans une lettre à Brossette, on lit encore ce curieux passage: «L'autre objection que vous me faites est sur ce vers de ma Poétique:

De Styx et d'Achéron peindre les noirs torrents.

Vous croyez que

Du Styx, de l'Achéron peindre les noirs torrents,

seroit mieux. Permettez-moi de vous dire que vous avez en cela l'oreille un peu prosaïque, et qu'un homme vraiment poëte ne me fera jamais cette difficulté, parce que de Styx et d'Achéron est beaucoup plus soutenu que du Styx, de l'Achéron. Sur les bords fameux de Seine et de Loire seroit bien plus noble dans un vers, que sur les bords fameux de la Seine et de la Loire. Mais ces agréments sont des mystères qu'Apollon n'enseigne qu'à ceux qui sont véritablement initiés dans son art.» La remarque est juste, mais l'expression est bien forte. Où en serions-nous, bon Dieu! si en ces sortes de choses gisait la poésie avec tous ses mystères? Chez Boileau, cette timidité du bon sens, déjà signalée, fait que la métaphore est bien souvent douteuse, incohérente, trop tôt arrêtée et tarie, non pas hardiment logique, tout d'une venue et comme à pleins bords.

Le François, né malin, forma le vaudeville,