Tandis que nous nous occuperions à former cette petite fille pour l'intrigue [nous n'en ferions qu'une femme facile]... Ces sortes de femmes ne sont absolument que des machines à plaisir.
Lettre CVI: Les Liaisons dangereuses.
Valmont se glorifie et chante son futur triomphe.
Je la montrerai, dis-je, oubliant ses devoirs... Je ferai plus, je la quitterai... Voyez mon ouvrage et cherchez-en dans le siècle un second exemple!...
Lettre CXV: Les Liaisons dangereuses.
Quant aux femmes, leur éducation informe, leur incompétence politique et littéraire empêchent beaucoup d'auteurs de voir en elles autre chose que des ustensiles de ménage ou des objets de luxure. Le dîner absorbé et l'animal satisfait, le poète entre dans la vaste solitude de sa pensée.
Les femmes écrivent, écrivent avec une rapidité débordante, leur cœur bavarde à la rame. Elles ne connaissent généralement ni l'art, ni la mesure, ni la logique; leur style traîne et ondoie comme leurs vêtements. Un très grand et très justement illustre écrivain, George Sand and elle-même, n'a pas tout à fait, malgré sa supériorité, échappé à cette loi du tempérament; elle jette ses chefs-d'œuvre à la poste comme des lettres. Ne dit-on pas qu'elle écrit ses livres sur du papier à lettres?
...Je pense qu'une littérature sévère serait chez nous une protestation utile contre l'envahissante fatuité des femmes, de plus en plus surexcitée par la dégoûtante idolâtrie des hommes; et je suis très indulgent pour Voltaire, trouvant bon dans sa préface de La Mort de César, tragédie sans femme, sous de feintes excuses de son impertinence, de bien faire remarquer son glorieux tour de force: «...Aucun de ces auteurs n'a avili ce grand sujet par une intrigue de galanterie. Mais il y a environ trente-cinq ans qu'un des plus beaux génies de France [Fontenelle] s'étant associé avec Mlle Barbier pour composer un Jules César, il ne manqua pas de représenter César et Brutus amoureux et jaloux. Cette petitesse ridicule est un des plus grands exemples de la force de l'habitude; personne n'ose guérir le théâtre français de cette contagion. Il a fallu que, dans Racine, Mithridate, Alexandre, Porus, aient été galants. Corneille n'a jamais évité cette faiblesse: il n'a fait aucune pièce sans amour, et il faut avouer que, dans ses tragédies, si vous exceptez Le Cid et Polyeucte, cette passion est aussi mal peinte qu'elle y est étrangère.»
SUR LA BELGIQUE.—MŒURS. LES FEMMES ET L'AMOUR.
Pas de femmes; pas d'amour.