Croyez aux affectueux sentiments de votre bien dévoué ami et serviteur.
17 Novembre 1857.
Très chère amie,
Je me proposais de vous demander, aujourd'hui, la permission de vous faire une de ces bonnes visites où vous jouez, sans le savoir, le rôle divin du médecin. Mais je viens de recevoir un Monsieur galonné, muni d'une lettre du Ministre qui veut me voir aujourd'hui. Cela me dérange et m'ennuie.
J'ignore absolument quand je pourrai jouir de votre dimanche, car j'ai commencé ce tour de force dont je ne suis capable que si rarement.
Je vous envoie les livres que je désirais vous faire lire. L'Ensorcelée est d'une nature beaucoup plus élevée que La Vieille Maîtresse. Mais j'ai le malheur m'entendre de si peu avec vous que je crains que vous ne partagiez pas mon enthousiasme,—enthousiasme ancien, il est vrai, et que je vérifierai de nouveau, quand vous aurez fini.
Mes amitiés à M. Mosselmann.
Votre bien dévoué.
Dimanche, 3 Janvier 1858.
Que je vous demande pardon de ne pas aller ce soir à cette bonne réunion! Outre que je suis peu gai, j'ai fait, toute la journée, des préparatifs de départ,et j'en suis fatigué. Je vais passer par Alençon, et puis j'irai peut-être inspecter mon futur domicile, au bord de la mer.