Etant très-logique! En effet,
Voulant du Mal chercher la crème
Et n'aimer qu'un monstre parfait,
Vraiment oui! vieux monstre, je t'aime!
XIII
FRANCISCÆ MEÆ LAUDES
VERS COMPOSES POUR UNE MODISTE ERUDITE ET DEVOTE[7]
[7] Le sous-titre de cette pièce, supprimé dans la seconde édition des Fleurs du Mal, se trouve dans la première avec la drôle de note suivante:
«Ne semble-t-il pas au lecteur, comme à moi, que la langue de la dernière décadence latine,—suprême soupir d'une personne robuste, déjà transformée et préparée pour la vie spirituelle,—est singulièrement propre à exprimer la passion, telle que l'a comprise et sentie le monde poëtique moderne? La mysticité est l'autre pôle de cet aimant, dont Catulle et sa bande, poëtes brutaux et purement épidermiques, n'ont connu que le pôle sensualité. Dans cette merveilleuse langue, le solécisme et le barbarisme me paraissent rendre les négligences forcées d'une passion qui s'oublie et se moque des règles. Les mots, pris dans une acception nouvelle, révèlent la maladresse charmante du barbare du Nord, agenouillé devant la beauté romaine. Le calembour lui-même, quand il traverse ces pédantesques bégaiements, ne joue-t-il pas la grâce sauvage et baroque de l'enfance?»—C. B.
Novis te cantabo chordis,
O novelletum quod ludis