3e strophe, 3e vers.

Et qu'un peuple muet d'horribles araignées

5e strophe, 1er, 2e et 3e vers.

Et d'anciens corbillards, sans tambours ni musique,
Défilent lentement dans mon âme; et, l'Espoir
Pleurant comme un vaincu l'Angoisse despotique,


[BRUMES ET PLUIES]

O fins d'automne, hivers, printemps trempés de boue,
Endormeuses saisons! je vous aime et vous loue
D'envelopper ainsi mon cœur et mon cerveau
D'un linceul vaporeux et d'un brumeux tombeau.
Dans cette grande plaine où l'autan froid se joue,
Où, par les longues nuits, la girouette s'enroue,
Mon âme, mieux qu'au temps du tiède renouveau,
Ouvrira largement ses ailes de corbeau.
Rien n'est plus doux au cœur plein de choses funèbres,
Et sur qui dès longtemps descendent les frimas,
O blafardes saisons, reines de nos climats!
Que l'aspect permanent de vos pâles ténèbres,
Si ce n'est par un soir sans lune, deux à deux,
D'endormir la douleur sur un lit hasardeux.

VARIANTE DE LA PREMIÈRE ÉDITION

1er quatrain, 4e vers.

D'un linceul vaporeux et d'un vague tombeau.