[14]Prononcez: Guitchi Manitou. (Note de Baudelaire.)


[ORDRE DE L'ÉDITION POSTHUME
DITE «DÉFINITIVE» (1868)]

PRÉFACE (C'est la pièce intitulée Au lecteur, dans les éditions précédentes.)
SPLEEN ET IDÉAL
I. Bénédiction.
II. L'Albatros.
III. Élévation.
IV. Correspondances.
V. J'aime le souvenir de ces époques nues.
VI. Les Phares.
VII. La Muse malade.
VIII. La Muse vénale.
IX. Le mauvais Moine.
X. L'Ennemi.
XI. Le Guignon.
XII. La Vie antérieure.
XIII. Bohémiens en voyage.
XIV. L'homme et la Mer.
XV. Don Juan aux enfers.
XVI. A Théodore de Banville (1842).
XVII. Châtiment de l'orgueil.
XVIII. La Beauté.
XIX. L'idéal.
XX. La Géante.
XXI. Le Masque.
XXII. Hymne à la Beauté.
XXIII. Parfum exotique.
XXIV. La Chevelure.
XXV. Je t'adore à l'égal de la voûte nocturne.
XXVI. Tu mettrais l'univers entier dans ta ruelle.
XXVII. Sed non satiata.
XXVIII. Avec ses vêtements ondoyants et nacrés.
XXIX. Le serpent qui danse.
XXX. Une charogne.
XXXI. De profundis clamavi.
XXXII. Le Vampire.
XXXIII. Une nuit que j'étais près d'une affreuse Juive.
XXXIV. Remords posthume.
XXXV. Le Chat.
XXXVI. Duellum.
XXXVII. Le Balcon.
XXXVIII. Le Possédé.
XXXIX. Un fantôme.
XL. Je te donne ces vers afin que si mon nom.
XLI. Semper eadem.
XLII. Tout entière.
XLIII. Que diras-tu ce soir, pauvre âme solitaire.
XLIV. Le Flambeau vivant.
XLV. Réversibilité.
XLVI. Confession.
XLVII. L'Aube spirituelle.
XLVIII. Harmonie du soir.
XLIX. Le Flacon.
L. Le Poison.
LI. Ciel brouillé.
LII. Le Chat.
LIII. Le beau Navire.
LIV. L'Invitation au voyage.
LV. L'Irréparable.
LVI. Causerie.
LVII. Chant d'automne.
LVIII. A une Madone.
LIX. Chanson d'après-midi.
LX. Sisina.
LXI. Vers pour le portrait d'Honoré Daumier.
LXII. Franciscæ meæ laudes.
LXIII. A une dame créole.
LXIV. Mœsta et errabunda.
LXV. Le Revenant.
LXVI. Sonnet d'automne.
LXVII. Tristesses de la lune.
LXVIII. Les Chats.
LXIX. Les Hiboux.
LXX. La Pipe.
LXXI. La Musique.
LXXII. Sépulture d'un poète maudit.
LXXIII. Une Gravure fantastique.
LXXIV. Le Mort joyeux.
LXXV. Le Tonneau de la haine.
LXXVI. La Cloche fêlée.
LXXVII. Spleen.
LXXVIII. Spleen.
LXXIX. Spleen.
LXXX. Spleen.
LXXXI. Obsession.
LXXXII. Le Goût du néant.
LXXXIII. Alchimie de la Douleur.
LXXXIV. Horreur sympathique.
LXXXV. Le Calumet de paix, imité de Longfellow.
LXXXVI. La prière d'un païen.
LXXXVII. Le Couvercle.
LXXXVIII. L'Imprévu.
LXXXIX. L'Examen de minuit.
XC. Madrigal triste.
XCI. L'Avertisseur.
XCII. A une Malabaraise.
XCIII. La Voix.
XCIV. Hymne.
XCV. Le Rebelle.
XCVI. Les Yeux de Berthe.
XCVII. Le Jet d'eau.
XCVIII. La Rançon.
XCIX. Bien loin d'ici.
C. Le Coucher du soleil romantique.
CI. Sur le Tasse en prison d'Eugène Delacroix.
CII. Le Gouffre.
CIII. Les Plaintes d'un Icare.
CIV. Recueillement.
CV. L'Heautontimoroumenos.
CVI. L'Irrémédiable.
CVII. L'Horloge.
TABLEAUX PARISIENS
CVIII. Paysage.
CIX. Le Soleil.
CX. Lola de Valence.
CXI. La lune offensée.
CXII. A une mendiante rousse.
CXIII. Le Cygne.
CXIV. Les sept Vieillards.
CXV. Les petites Vieilles.
CXVI. Les Aveugles.
CXVII. A une passante.
CXVIII. Le Squelette laboureur.
CCIX. Le Crépuscule du soir.
CXX. Le Jeu.
CXXI. Danse macabre.
CXXII. L'Amour du mensonge.
CXXIII. Je n'ai pas oublié, voisine de la ville.
CXXIV. La servante au grand cœur dont vous étiez jalouse.
CXXV. Brumes et pluies.
CXXVI. Rêve parisien.
CXXVII. Le Crépuscule du matin.
LE VIN
CXXVIII. L'âme du vin.
CXXIX. Le Vin des Chiffonniers.
CXXX. Le Vin de l'assassin.
CXXXI. Le Vin du solitaire.
CXXXII. Le Vin des amants.
FLEURS DU MAL
CXXXIII. Épigraphe pour un livre condamné.
CXXXIV. La Destruction.
CXXXV. Une Martyre.
CXXXVI. Femmes damnées.
CXXXVII. Les deux bonnes Sœurs.
CXXXVII. La Fontaine de sang.
CXXXIX. Allégorie.
CXL. La Béatrice.
CXLI. Un Voyage à Cythère.
CXLII. L'Amour et le Crâne.
RÉVOLTE
CXLIII. Le Reniement de saint Pierre.
CXLIV. Abel et Caïn.
CXLV. Les Litanies de Satan.
LA MORT
CVLVI. La Mort des amants.
CXLVII. La Mort des pauvres.
CXLVIII. La Mort des artistes.
CXLIX. La Fin de la journée.
CL. Le Rêve d'un curieux.
CLI. Le Voyage.

[PIÈCES EXTRAITES DES "ÉPAVES" (1866)
et non insérées dans les "Fleurs du Mal"]

[GALANTERIES]

[LES PROMESSES D'UN VISAGE]

J'aime, ô pâle beauté, tes sourcils surbaissés,
D'où semblent couler des ténèbres;
Tes yeux, quoique très noirs, m'inspirent des pensers
Qui ne sont pas du tout funèbres.
Tes yeux, qui sont d'accord avec tes noirs cheveux,
Avec ta crinière élastique,
Tes yeux, languissamment, me disent: «Si tu veux,
Amant de la muse plastique,
Suivre l'espoir qu'en toi nous avons excité,
Et tous les goûts que tu professes,
Tu pourras constater notre véracité
Depuis le nombril jusqu'aux fesses;
Tu trouvera au bout de deux beaux seins bien lourds,
Deux larges médailles de bronze,
Et sous un ventre uni, doux comme du velours,
Bistré comme la peau d'un bronze,
Une riche toison qui, vraiment, est la sœur
De cette énorme chevelure,
Souple et frisée, et qui l'égale en épaisseur,
Nuit sans étoiles, Nuit obscure!»