Les proportions de cette espèce sont fort remarquables, car la coquille paraît être trois fois plus large que longue; les côtes rayonnées ne sont pas très nombreuses, et la surface interne postérieure de l'une des valves seulement (la grande valve) a été ponctuée. L'espèce ressemble par ses proportions à la Spirifera convoluta[1] de Phillips, mais comme notre Spirifera avicula n'est représentée que par un moule interne, ses proportions ne sont pas aussi anormales que celles de la Spirifera convoluta.
Un spécimen dont la forme naturelle a été fortement altérée par la compression, mais qui semble cependant un peu différent par ses proportions, présente non seulement le moule interne de la coquille, mais aussi l'empreinte de sa surface externe; ses côtes rayonnées sont fort irrégulières et très nombreuses, mais il est possible que certaines d'entre elles seulement soient des côtes principales, les autres n'étant qu'interstitielles; leur irrégularité rend cette question insoluble.
Note:
[1] Geology of Yorkshire, part. 2, p. IX, fig. 7.
DESCRIPTION DE SIX ESPÈCES DE CORAUX
PROVENANT D'UN DÉPÔT PALÉOZOIQUE DE LA TERRE VAN DIEMEN
Par W. LONSDALE, Esq. F. G. S.
1.—Stenopora Tasmaniensis, Sp. n.[1]
Note:
[1] Quoique les caractères de ce genre soient inédits, il a paru convenable de ne pas les donner avec tous leurs détails dans cette notice, parce qu'un fort petit nombre d'espèces seulement ont été étudiées. Le corail est essentiellement composé de simples tubes agrégés de diverses manières et rayonnant vers l'extérieur. La bouche est ronde ou oblongue, et entourée de bourrelets en relief, portant le long de la crête une rangée de tubercules. La bouche d'abord ovale est rélrécie (Greek: stenos) graduellement par une bande qui s'élève sur la paroi interne du tube et finit par la fermer.