Cet avertissement porta malheur à Gerfaut, qui, en sautant, accrocha une racine d’arbre et tomba.
—Vous êtes-vous blessé? lui cria Bergenheim.
Octave se releva et essaya de marcher, mais il fut obligé de s’appuyer sur son fusil.
—Je crois que je me suis tordu le pied, dit-il, et il y porta la main, comme s’il eût éprouvé une douleur assez vive.
—Diable! c’est peut-être une foulure, observa le baron, qui revint sur ses pas; asseyez-vous. Croyez-vous pouvoir marcher?
—Oui, mais je craindrais que la chasse ne me fatiguât; je vais rentrer.
—Voulez-vous qu’on fasse un brancard pour vous porter?
—Vous vous moquez de moi; je ne suis pas femmelette à ce point. Je vais m’en retourner doucement et je prendrai un bain de pied en rentrant.
—Appuie-toi sur moi, je te reconduirai, dit l’artiste en lui offrant le bras.
—Merci; je n’ai pas besoin de toi, lui répondit Octave; va-t’en au diable! continua-t-il tout bas avec un regard expressif.