Vincentius Burgundus proesul bellovacensis. (Bibliotheca Mundi, 4 vol. in-folio, 1624.—T. IV, Specul. historial., lib. XXVII, cap. XVII.) Vincent de Beauvais vivait au milieu du XIIIe siècle.
Il y a encore dans d'autres chroniques, comme dans quelques cartulaires, des lignes isolées où Abélard est nommé, et dont l'historien peut faire son profit, mais qui ne méritent point d'être rappelées. Je ne fais que mentionner un chant funèbre sur la mort d'Abélard, rapporté par M. Carrière dans son édition allemande des lettres (voyez ci-après, page 262), et une curieuse chanson bretonne en dialecte de Cornouaille, où Héloïse, Loiza, raconte qu'instruite par son clerc, ma o'hloarek, ma dousik Abalard, elle est devenue, grâce à la connaissance des langues, une sorcière semblable aux druidesses celtiques. (Barzas-Breiz, Chants populaires de la Bretagne, publiés par M. Th. de la Villemarqué, t. I, p. 93. Paris, 1839.)
II.
AUTORITÉS POSTÉRIEURES AU XIIIe SIÈCLE.
1.—Un grand nombre d'historiens qui ne s'occupaient point spécialement d'Abélard, ont été conduits par leur sujet à écrire sa vie ou à en donner le sommaire, particulièrement d'après l'Historia calamitatum et Othon de Frisingen.
Le premier me paraît être Bertrand d'Argentré, un des plus anciens historiens français de la Bretagne. (L'Histoire de Bretaigne, 1 vol. in-fol., 1538, liv. I, chap. XIV, p. 74; liv. III, chap. CIII, p. 236 et suiv.) C'est un court résumé de l'histoire d'Abélard, d'après Othon de Frisingen.
Pasquier a donné un abrégé de l'Historia calamitatum, de son temps encore manuscrite, en y joignant quelques détails et quelques réflexions. (Les Recherches de la France, liv. VI, chap. XVII, p. 587 et suiv.; liv. IX, chap. V, VI et XXI.)
Tritheme, dans son Catalogue des écrivains ecclésiastiques, insère un article pris dans les chroniques déjà citées. (De Scriptoribus ecclesiasticis, in J. Trithemii Span. Oper. histor., in-folio, 1604, part. I, p. 276.)
Duboulai, dans son Histoire de l'Université de Paris, compose en divers passages une biographie à peu près complète, d'après d'Amboise, Othon de Frisingen, Jean de Salisbury, saint Bernard et ses biographes. (Coes. Egassii Buloei Historia Universitatis parisiensis, 6 vol. in-folio, 1665, t. I, p. 257, 272, 349, 445; t. II, p. 8 et suiv., 53, 68, 85, 107, 157, 162, 168, 200, 242, 715, 733, 739, 753, 759 et suiv.)
Le père Gérard Dubois raconte aussi, à leurs époques, dans l'Histoire de l'Église de Paris, les événements de la vie d'Abélard. (Gerardi Dubois aurelianensis Historia Ecclesia parisiensis, 2 vol. in-folio, 1690, t. I, lib. XI, cap. II, p. 709, etc.; cap. VII, p. 774, etc; t. II, lib. XII, cap. VII, p. 64 et 178, etc.)