HÉLIKA.

Ici se terminait le manuscrit.

Monsieur D'Olbigny ajouta: C'est le même jour que nous fîmes rencontre de cette charmante enfant à la décharge du Lac.

Monsieur d'Olbigny demeura pensif quelques instants. Aux dernières phrases du manuscrit sa voix nous avait paru profondément émue. Nous respectâmes sa rêverie. Du revers de sa main il essuya une larme, puis avec un doux sourire il nous dit; si vous le voulez bien, Messieurs, nous allons déjeuner.

Effectivement l'aurore paraissait, la nuit était passée sans que nous nous en fussions aperçus, tant ce récit nous avait intéressé.

Et la jeune fille, demandâmes-nous tous ensemble, qu'est-elle devenue?

Son histoire est bien trop longue pour que j'entreprenne de vous la raconter aujourd'hui. Elle se rattache de plus à bien des souvenirs de ma vie qu'il me serait pénible de rappeler en ce moment.

Si cette narration vous a présenté quelqu'intérêt, je vous réserve l'autre partie pour l'occasion où j'aurai le plaisir de vous revoir.

Permettez-moi, charmantes lectrices, de vous en dire autant.

C. DeGUISE.