[240: M. Ach. Neri, bibliothécaire de l'Université de Gênes, a l'obligeance de m'apprendre que Luca Podestà fut, plus tard, ingénieur en chef des ponts et chaussées et eut pour fils le baron Andrea Podestà, actuellement sénateur et maire de Gênes, et que la famille des Boccardi a fourni un ambassadeur en France en 1798, et actuellement un sénateur, qui est, en même temps, un économiste distingué.]
[241: M. G. Sforza a publié une lettre écrite par lui de Sorèze le 16 mai 1802 (Archivio storico italiano, 1889, 5e série, n° 169.—P. 12 des Rime e prose di Fil. Pananti (Florence, Salani, 1882)). On dit que ses élèves pleurèrent à son départ, qu'il alla ensuite à Londres, y écrivit dans le journal L'Italia, donna des leçons d'italien dans le grand monde et gagna beaucoup d'argent ainsi que le titre de poète du Théâtre musical; il quitta l'Angleterre en 1813. Sous la Restauration, le professeur d'italien à la mode à Londres était P.-L. Costantini, qui a publié des Anthologies, et que Ginguené avait autrefois recommandé (Mercure, 29 octobre 1808).]
[242: Voir, dans la bibliographie qui fait suite à mon livre sur Mme de Staël et l'Italie, les livres relatifs à l'histoire du Piémont et de la Lombardie à cette époque, et de plus, les chap. 3 et 4 du IVe vol. de la Storia della corte di Savoja durante la Rivoluzione et l'Impero francese, par M. Carutti (Turin-Rome; Roux, 1892, in-8°, 1er vol. L'ouvrage est en cours de publication).]
[243: Voir quelques pages des Mémoires sur la jeunesse de Mme Récamier, de B. Constant, que Mme Lenormant donne en appendice à la suite des lettres du deuxième à la première qu'elle a publiées en 1882 (Calmann-Lévy, in-8°); le Discours préliminaire de Daunou sur La Harpe; le Tableau historique de l'érudition française de Dacier; le chap. XXII des Mémoires de Morellet; les Mémoires de Mme de Genlis. Mme Récamier ne mettait pas en doute la sincérité de cette conversion; et, peut-être en réponse à la fameuse historiette sur la componction gastronomique de la Harpe, elle racontait comment des jeunes gens qui avaient tendu chez elle un piège à la dévotion de son hôte ne purent qu'en constater la vérité (Souvenirs et corresp. tirés des papiers de Mme Récamier, par Mme Lenormant, Paris, Mich. Lévy, 1873. p. 54-56 du 1er vol.).]
[244: On remarquera que, tandis que Chateaubriand, atteint dans son fond par l'incrédulité, parle presque de la religion dans le Génie du christianisme comme d'une morte qu'il pleure et voudrait ressusciter, La Harpe voit déjà le philosophisme expirant.]
[245: Encore convient-il de remarquer que l'injustice des autres envers le christianisme le ramène quelquefois à l'équité (voir la préface du vol. de J.-B. Salgues, Mélanges inédits de littérature de La Harpe, 1810).]
[246: Les articles qui avaient particulièrement piqué La Harpe sont la lettre assez amusante d'un Frère et Ami retiré des affaires insérée dans le Journal de Paris du 18 messidor an V (6 juillet 1797) et le numéro du lendemain du Rédacteur. Or, je n'ai plus retrouvé mention de La Harpe dans le Journal de Paris jusqu'au delà du 18 fructidor; et pourtant le Journal de Paris était alors si déclaré contre les opinions de La Harpe que, le 25 fructidor an V, il approuva formellement le coup d'État du Directoire. Quant au Rédacteur, s'il revient à la charge contre La Harpe le 20 messidor (14 juillet) et le 10 fructidor (27 août), il ne dit plus rien du bonnet rouge.]
[247: Voir l'art, précité du Mémorial, 10 juillet 1797, dont le titre est: Histoire de mon bonnet rouge, de ma philosophie, de mon jacobinisme, etc., et la suite de cet article dans le premier des deux suppléments au n° du 13 juillet; voir aussi, dans le Cours de littérature, le préambule du morceau intitulé: Esprit de la Révolution.]
[248: Numéro du 29 juin 1793.]
[249: Note manuscrite de Laya relevée sur un exemplaire de l'Histoire de la Révolution de M. Thiers, édition de 1832, par M. Ravenel (voir l'article de M. Ravenel auquel renvoie la Nouvelle Biographie générale au mot LA HARPE).]