Voilà sans doute un projet qui n'était pas difficile à accomplir dans cette tortueuse ville de Brietz.
Ainsi tout est prêt. C'est à pied qu'on se rendra à l'église, et l'on en reviendra de même. Dans la plus belle chambre de l'auberge ornée pour la fête, les fiancés, le notaire de Neufchâtel, Monsieur Bintrey, Madame Dor, et un certain compagnon gros et grand populaire sons le nom de Monsieur Zhoé-Lad-elle étaient réunis.
En vérité Madame Dor était gantée d'une paire de gants qui étaient à elle. Elle ne levait plus les bras au ciel, mais elle les avait jetés tous les deux autour du cou de la mariée; le reste de l'assistance devait se contenter de la vue de son large dos jusqu'à la fin.
—Mon amour, ma beauté,—soupirait la bonne dame,—pardonnez-moi d'avoir jamais pu être sa chatte.
—Sa chatte, Madame Dor?—répéta Marguerite au comble de l'étonnement.
—Eh! oui, sa chatte, ma mignonne, car j'étais chargée de surveiller la charmante petite souris....
Et cette explication originale de son ancienne soumission à Obenreizer ne sortit de la bouche de Madame Dor qu'avec un cruel sanglot.
—Madame Dor, vous avez été toujours notre meilleure amie.... George, dites-le-lui donc, que nous la regardons comme notre amie!
—Sûrement, ma chérie, que serions-nous devenus sans elle?
—Vous êtes tous les deux si généreux et si bons;—s'écria la vieille Suissesse repentante.